lundi 13 octobre 2008
Par un temps magnifique (pour la quatrième fois), une vingtaine de personnes s’étaient données rendez-vous place Jean Jacobs à 11 h. L’objectif était de recouvrir quatre sucettes sur la place Louise, deux déroulantes faces à la circulation automobile, et deux non déroulantes face aux piétons.
Le lieu de l’action se prêtait particulièrement à un « cachage » : les abords de l’avenue Louise sont l’un des lieux de convergence de (sur)consommateurs bruxellois, version luxe. Le gros (et non grands) noms de la mode et de la chère (et non haute) couture placent-là leurs échoppes à la queue-le-leu. Ce quartier commerçant huppé se trouve juste au-dessus du quartier des Marolles, l’un des plus pauvres de la capitale, séparé de lui par le Palais de Justice, l’un des plus grands et massifs d’Europe [1] et conçu au moment de son édification pour édifier le petit peuple marollien...
L’opération s’est bien déroulée (si l’on peut dire), sans interpellation policière. Les contacts avec les personnes présentes furent bons mais relativement peu nombreux.
Les dispositifs de « cachage » décorés à la main furent rapidement enlevés, par la firme JCDecaux, suppose-t-on. De toute évidence, ils constituaient pourtant une alternative créative, décorative, positive, gaie, durable et solidaire au matraquage publicitaire !
Mais l’ordre publicitaire ne connaît pas encore la crise. A nous, donc, de recommencer nos actions pour nous protéger de la violence publicitaire permanente et affirmer notre droit citoyen à l’expression et à ne pas subir la propagande commerciale. Rendez-vous en octobre (ça va swinguer) !