dimanche 28 juin 2009
Si, le matin, il a un peu plu, à 11 h le sol est déjà sec et comme chaque fois que les Cacheurs de Pub agissent, le soleil est aussi de la partie. Dans le parc Félix Hap, le 27 juin 2009, ils sont entre 15 et 20 à discuter du protocole d’action, à se distribuer les rôles, les chapeaux… 11 h 15, le groupe remonte la chaussé de Wavre pour emballer au lieu bien connu des Etterbekois de La Chasse. Les Cacheurs ont choisi le lieu car les sucettes (panneaux publicitaires) y sont nombreuses et que certaines sont même illégales, l’ancien exploitant ayant « oublié » de les enlever… tout en continuant à les exploiter. Et on se demande parfois aussi où se trouve le « plan au verso ».

Les emballeurs particulièrement en forme assurent le spectacle. En extension pour grimper en haut des panneaux ou nouer les sangles qui fixent solidement les toiles, ils se recroquevillent et se roulent en boule avant d’en sauter pour rejoindre le sol. On crie : « la pub beurk, je bouche mes yeux, je cache mes oreilles et je regarde pas ».
Les passants rigolent en se rappelant Bla Bla. On discute avec eux sur le trottoir, à l’arrêt de tram. Tout le monde nous encourage, on a l’impression que le groupe s’agrandit et bien sûr cela nous fait plaisir. Des Etterbekois nous avouent ne pas être étonnés d’avoir des panneaux illégaux sur le territoire de leur commune. Le fait a déjà été dénoncé au conseil communal. Qui, semble-t-il, ne réagit pas…

Comme les fois précédentes, on emballe six sucettes avec nos toiles préparées en atelier. On recouvre aussi des sucettes avec des nappes en papier reçues. Par-ci, par-là, il y a bien une tache, mais ce sont les joies de la récup ! Moins agréables à accrocher que les draps, les nappes en papier ont un avantage incontestable : on peut écrire dessus. Nos Cacheurs s’y mettent et par exemple : expression devient « ex-pression publicitaire ». Au total, douze faces ont été recouvertes, de La Chasse au parvis Saint-Antoine.

13 h : on discute de l’action, du groupe, des projets futurs. Puis nous nous séparons avec un petit pincement au cœur car il n’y aura pas d’action fin juillet. On ne va pas se plaindre, ce sont aussi l’été et les vacances.